Liste 4 : Littérature française : Blaise Cendrars

Voir aussi mon site  Voyage autour de ma Bibliothèque , Tome 1 :    C comme Cendrars, Blaise    et    Giono et Stendhal, Cendrars et ses amis    


N° 0337 A. t’Serstevens :  L’homme que fut Blaise Cendrars , Souvenirs, édit. Denoël, Paris, 1972. (Reliure toile)

(t’Sertevens grand ami de Cendrars, pourtant très différent, mais comme a dit Montaigne : « parce que c’était lui, parce que c’était moi… ».

N° 0336 Jacqueline Chadourne :  Blaise Cendrars poète du Cosmos , édit. Seghers, Paris, 1973. (Reliure toile)


N° 3095 Louis Parrot :  Blaise Cendrars , édit. Pierre Seghers, Paris, 1953.


N° 2486 Blaise Cendrars :  Le Transsibérien , édit. Pierre Seghers, Paris, 1957 (exemplaire numéroté).

En ce temps-là j’étais en mon adolescence…


N° 0335 Blaise Cendrars :  Dan Yack - Les Confessions de Dan Yack - Rhum - Histoires Vraies , édit. Denoël, Paris,1960. (Reliure toile de l’éditeur)

N° 0334 Blaise Cendrars :  Vol à Voile - Panorama de la Pègre - Hollywood - La Vie Dangereuse - La Perle fiévreuse - Aujourd’hui  (avec  J’ai tué ), etc., édit. Denoël, Paris, 1962. (Reliure toile de l’éditeur)

Je ne suis pas un fan de Cendrars romancier. Je ne comprends rien à  Dan Yack . Il paraît que c’est l’antihéros par rapport à  Moravagine  et que cela rappelle Edgar Poe, mais je n’ai rien compris à  Gordon Pym  non plus.  L’Or  et  Rhum  sont basés sur des histoires véritables.  L’Or , histoire d’un Suisse en Californie, a vraiment fait connaître Cendrars comme écrivain. Il était probablement nécessaire que Cendrars passe par toutes ces étapes pour que son style se forme. Il n’y a qu’à comparer  J’ai tué  et ses phrases ultra-courtes (texte anti-guerre remarquable d’ailleurs) et les immenses phrases-toiles d’araignée des trois livres autobiographiques écrits au cours des années 40, pour comprendre.


N° 0342 Blaise Cendrars :  Moravagine, suivi de Pro Domo (comment j’ai écrit Moravagine)  avec introduction et postface de Cendrars, édit. Bernard Grasset, Paris 1956. (Reliure demi-cuir, dos à nervures)

N° 0344 Blaise Cendrars :  Moravagine ,  suivi de Pro Domo (comment j’ai écrit Moravagine)  avec introduction et postface de Cendrars, édit. Bernard Grasset, Paris 1956. (Livre de poche relié dos simili) 

N° 0343 Blaise Cendrars :  Emmène-moi au bout du monde , édit. Denoël, Paris, 1956. (Reliure demi-cuir, dos à nervures)

Ce sont des œuvres que je n’aime pas trop. Il y a une terrible misogynie dans  Moravagine . Cendrars avait un problème avec « la femme ». A. t’Serstevens a une explication : sa magnifique union avec Raymone qui a duré depuis la guerre de 14 jusqu’à la mort de Cendrars était un mariage blanc. Cendrars n’était pas impuissant. Il avait d’ailleurs eu un fils avec la fameuse Féla et un autre fils avec une autre femme qui est mort pendant la deuxième guerre mondiale. Il était viril sans aucun doute. Mais il avait un physique qui pouvait rebuter une femme. Et depuis sa jeunesse il était timide et maladroit avec le deuxième sexe. C’est tout ceci, et son abstinence sexuelle qui, selon t’Serstevens, explique toutes ces élucubrations misogynes, la création du monstre Moravagine et celle de l’héroïne de son dernier roman, l’immonde Thérèse, vieille de 80 ans qui couche avec un légionnaire ivrogne et qui ne donne pas non plus une très belle image ni de l’amour ni de la femme.


N° 0338 Blaise Cendrars :  L’Homme Foudroyé , édit. Denoël, Paris, 1947. (Reliure demi-cuir, dos à nervures)

N° 0339 Blaise Cendrars :  La Main Coupée , édit. Denoël, Paris, 1946. (Reliure demi-cuir, dos à nervures)

N° 0340 Blaise Cendrars :  Bourlinguer , édit. Denoël, Paris, 1956. (Reliure demi-cuir, dos à nervures)

C’est aux approches de la soixantaine (il est né en 1887) que Cendrars replié sur lui-même à Aix-en Provence dans la moitié de la France non occupée, libéré de toutes ses fréquentations ordinaires, se met à écrire son autobiographie largement poétisée :  L’Homme Foudroyé  qui paraît en 1945,  La Main Coupée  qui paraît tout de suite après en 1946 et  Bourlinguer  dont le copyright est daté de 1948. Il est au sommet de son art. Toute sa vie il a accumulé, comme dit t’Serstevens, des visions, des sensations, des expériences, des connaissances. Car Cendrars, comme son ami, est un érudit lui aussi. Il ne collectionne pas autant de livres que t’Serstevens et souvent les perd, mais il lit énormément et il a une mémoire prodigieuse. Alors toutes ces richesses qu’il possède tout à coup le submergent. Le flot coule. Et le style, superbe, s’en ressent. La phrase grouille et part dans tous les sens, se servant de subordonnées, de parenthèses, de retours en arrière, sans jamais perdre son fil d’Ariane. Elle vogue sur les vagues de l’imaginaire, du rêve, de la poésie et part souvent au galop sur les chevaux du fantastique.

Voir aussi mon site Carnets d'un dilettanteLes trois chefs d'oeuvre de Blaise Cendrars.


N° 0341 Blaise Cendrars :  Trop c’est trop , Denoêl, Paris, 1957. (Reliure demi-cuir, dos à nervures)


N° 3795 Monique Chefdor :  Madame mon copain, E. Prévost et B. Cendrars : une amitié rarissime , édit. Joca Seria, 1997.

Le livre présente un texte d’Elisabeth Prévost intitulé :  Blaise Cendrars : deux années dans les Ardennes, 1938-39,  un extrait de  L’Homme foudroyé  où Cendrars trace le portrait d’une drôle de Vierge qui serait Elisabeth et des extraits de lettres adressées par Cendrars à Elisabeth ainsi qu’à l’ami Lévesque qui a été un des premiers biographes de Cendrars.C’est un sacré personnage que cette Elisabeth et on comprend qu’elle ait pu fasciner notre ami Blaise. Quand Cendrars la rencontre à plus de 50 ans, elle en a 23, avait déjà traversé l’Afrique, en onze mois, seule, avec une vieille Ford, d’Alger jusqu’au Mozambique où elle voulait exploiter une mine d’or, avait grimpé un sommet de près de 5000 mètres au Congo, chassé l’éléphant, le buffle et l’antilope avec une mission scientifique au Tchad et au Congo, était considérée comme un fusil en France, seule femme membre du Comité National de la Chasse, avait aussi traversé l’Europe en roulotte de la Bretagne jusqu’en Roumanie pour chasser l’ours et le cerf dans les Carpates et pêcher l’esturgeon en compagnie des pêcheurs du delta du Danube. Alors le misogyne est-il vraiment tombé amoureux de l’Amazone ? Mystère et boule de gomme…

Voir aussi mon site Voyage autour de ma Bibliothèque, Tome 1 : Un amour de Cendrars ?


N° 0344  Le Brésil , texte de Blaise Cendrars, photographies inédites de Jean Manzon,Les Documents d’Art, Monaco, 1952

Cendrars a toujours été un fana de ce pays, peut-être à cause de son ami le planteur de café, de la rencontre, plutôt contre nature, avec Auguste Comte dont la devise "Ordre et Progrès" orne le drapeau du Brésil, un pays dans lequel ne règne pourtant ni l'un ni l'autre. Mais c’est aussi Cendrars qui doit être le premier à avoir dit que le Brésil est un pays d'avenir et que le seul ennui, c'est qu'il l'est déjà depuis plus de cent ans.